Première édition des Championnats québécois de fatbike

Ce week-end, les amateurs de fatbike se donneront rendez-vous à Bromont, où se tiendront les premiers Championnats québécois de la discipline, qui a été intégrée au calendrier de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC) l’an dernier. En plus de couronner les meilleurs athlètes de la Belle Province, cet événement s’inscrira dans la série Mahikan, laquelle comprend quatre arrêts, dont un au Lac-Saint-Jean (Roberval) et deux en Italie (Bardonecchia et Alassio).

La discipline hivernale qui était pratiquée par une poignée de marginaux téméraires rejoint maintenant une masse intéressante de coureurs. « Avec l’engouement grandissant de nos membres, principalement des adeptes du vélo de montagne, pour le fatbike, il devenait naturel pour la FQSC d’offrir un calendrier d’événements durant la saison hivernale », a indiqué Louis Barbeau, directeur général de la FQSC. « Le fatbike permet donc à ceux qui le désirent de pratiquer le vélo à longueur d’année. »

« Même si le fatbike se veut festif, la fibre compétitive est toujours présente pour un bon nombre de cyclistes. Il devenait donc tout à fait naturel de présenter la première édition des Championnats québécois de fatbike. Le fait que cet événement soit organisé par le Centre national de cyclisme de Bromont coulait également de source  », a-t-il ajouté, réitérant sa confiance envers le comité organisateur qui cumule beaucoup d’expérience.

À noter que cet événement fera l’objet d’un reportage d’une trentaine de minutes, lequel sera ultérieurement diffusé sur la chaîne RDS2.

Qu’est-ce que le fatbike?

Face à la dure réalité saisonnière, bon nombre de cyclistes se replient dans leur sous-sol, où ils enfourchent, à contrecœur, leur vélo stationnaire. Mais malgré la chute vertigineuse du mercure et l’ensevelissement des sentiers et pavés sous une épaisse couche de neige, certains téméraires font fi de la menace hivernale et résistent à l’occupation glaciale. Or, cette bravoure serait vaine sans l’arsenal approprié. C’est là que le fatbike, ce tank du vélo, arrive en renfort.

Conçu dans les années 80 en Alaska, le fatbike permet aux mordus du cyclisme de continuer à rouler malgré les conditions climatiques difficiles et des terrains instables. Depuis sa création, les artisans et les manufacturiers ont perfectionné et commercialisé le fatbike. Ce vélo de montagne « revisité et amélioré » s’est éventuellement retrouvé sur le marché québécois et a commencé à trouver preneur à partir de 2010. En cinq ans seulement, la tendance a fait boule de neige; le nombre de nouveaux convertis a grimpé en flèche, plusieurs compagnies se sont lancées dans l’aventure, flairant la bonne affaire, et l’offre d’événements a proportionnellement augmenté pour répondre à une demande grandissante. C’est donc dire que le vent (nordique!) souffle sur cette pratique.

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