Éric Van den Eynde, entraîneur du mois de juin

Les paracyclistes canadiens et québécois ont été nombreux à remporter des médailles aux Coupes du monde sur route de Mangiano et d’Yverdon-les-Bains, le mois dernier.

À l’étape de Mangiano, en Italie, Marie-Ève Croteau a remporté la course en ligne en plus d’obtenir le bronze au contre-la-montre dans la catégorie T2. Pour sa part, Marie-Claude Molnar a conclu son séjour européen avec une deuxième place et deux troisièmes places chez les C4 obtenues à Mangiano et à Yverdon-les-Bains, en Suisse.

Éric Van den Eynde, qui supervise le travail de ces deux athlètes, reçoit donc le titre de l’entraîneur du mois de juin qui est remis par l’Institut national du sport du Québec et le Club de la médaille d’or.

Un entraîneur d’expérience

Entraîneur-chef de l’équipe canadienne de paracyclisme depuis 2009, Éric Van den Eynde œuvre dans le monde du cyclisme depuis les années 1970, d’abord comme athlète et ensuite à titre d’entraîneur.

Sa première expérience de travail avec un para-athlète remonte au début des années 1990, avant les Jeux paralympiques de Barcelone (1992). Il a répété l’expérience avec trois athlètes, quatre ans plus tard à Atlanta, et déjà à cette époque, il constatait que le sport se transformait rapidement.

« Nous avions connu de beaux Jeux avec sept médailles au total, sauf que j’ai dit aux athlètes : si dans quatre ans nous arrivons aux Jeux avec la même forme, nous allons tous finir derniers! explique-t-il. Au début, il fallait être handicapé pour faire l’équipe. Maintenant, il faut être handicapé et être un athlète. Les progrès que nous faisons nous permettent seulement à rester au niveau. C’est pour cela que tous les petits détails sont importants. On n’a pas le contrôle des autres. Juste le contrôle sur ce que nous faisons. »

Aujourd’hui, en plus d’épauler Croteau et Molnar, Van den Eynde entraîne plusieurs autres athlètes de l’équipe canadienne.

« Il n’y a pas un entraîneur qui donne du talent. Plus tu deviens compétent, plus tu as les capacités pour aider les athlètes à exploiter le talent qu’ils ont. Être un entraîneur reconnu, c’est la chance de tomber sur un athlète de haut niveau », poursuit celui qui a aussi notamment collaboré avec Lyne Bessette et Clara Hughes.

Un casse-tête de plusieurs de morceaux

Préparation physique, préparation mentale, nutrition, ces facettes sont le lot quotidien de tout entraîneur sportif. En paracyclisme, on doit ajouter un paramètre supplémentaire. Même si les athlètes sont classés dans différentes catégories selon leur handicap, ils peuvent avoir les limitations physiques très différentes.

« Dans une même catégorie, un participant peut être paralysé d’une jambe et d’un bras et se mesurer contre quelqu’un qui a des pertes d’équilibre. C’est un challenge et c’est pour ça qu’il faut innover afin de rester à l’avant du peloton », croit celui qui détient un niveau 4 du Programme national de certification des entraîneurs.

C’est précisément le cas de Marie-Ève Croteau, qui pourra davantage user de stratégie de course pour compenser qu’elle a un bras et une jambe paralysés.

Ce défi est multiplié par deux lorsque vient le temps de préparer les athlètes d’un tandem qui n’ont pas nécessairement les mêmes qualités physiques, mais qui doivent tous les deux être au même diapason au moment d’une course.

Ces casse-têtes supplémentaires, l’entraîneur aime les résoudre en changeant les techniques d’entraînement, mais aussi en modifiant l’équipement des athlètes afin que ceux-ci puissent développer au maximum leurs capacités.

« J’essaie de ne pas faire tous les changements en même temps. Ce n’est pas juste une question d’adaptation, mais aussi que l’athlète est encouragé lorsqu’il sait qu’il pourra encore améliorer quelque chose l’année suivante. »

Van den Eynde et son collègue Sébastien Travers observent aussi les adversaires des Canadiens afin de connaître leurs limitations en matière de mouvement ou de pilotage afin d’en tirer parti dans les épreuves qui se déroulent en peloton.

Peu importe la situation, le vétéran entraîneur analysera le tout froidement afin de trouver les meilleures solutions.

« Une de mes qualités, c’est que dans la défaite ou la victoire, je suis toujours pareil : pas plus excité ou pas plus down. Et j’ai toujours dit que les meilleurs athlètes, ce sont ceux qui savent perdre et ensuite regagner. »

- 30 -

INSPIRER L'EXCELLENCE!

Installé dans son complexe au cœur du Parc olympique de Montréal, l’Institut national du sport du Québec (INS Québec) est un organisme privé dont la vision consiste à permettre à tous les athlètes et les entraîneurs de haut niveau au Québec de bénéficier d’un encadrement comparable aux meilleures pratiques mondiales. Partenaire clé des systèmes sportifs québécois et canadien, l’INS Québec sert près de 500 athlètes de haut niveau et plus de 900 entraîneurs. Il s’inscrit dans un réseau pancanadien de quatre instituts et trois centres multisports et coordonne un réseau panquébécois comprenant actuellement sept centres régionaux d’entraînement multisports et 17 centres d’entraînement unisports. L’Institut est soutenu par le ministère de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Sport Canada, À nous le podium, le Comité olympique canadien, la Fondation olympique canadienne, le Comité paralympique canadien et l’Association canadienne des entraîneurs ainsi que par des partenaires du secteur privé telles que CISCO, Bell, AQAM, Mondo, Teknion | Roy & Breton, Côté Fleury et Inaxsys.

Institut national du sport du Québec
Att : Carol Bassil
4141 avenue Pierre-De Coubertin,
Montréal, (Québec), H1V 3N7
Téléphone : (514) 255-1000, poste 283
Télécopieur : (514) 255-1008
Courriel : administration@insquebec.org
Site Internet : www.insquebec.org

Cliquez ici pour consulter nos archives.