Coquard troisième, Duchesne déçu de sa gestion de course

Antoine Duchesne a vu son coéquipier et sprinteur Bryan Coquard y aller d’un ultime effort payant à la troisième étape du Tour de France lundi, alors que le cycliste français de l’équipe Direct Énergie s’est faufilé jusqu’à la troisième place à Angers.

La course de 223,5 kilomètres au départ de Granville a été remportée par le Britannique Mark Cavendish (Dimension Data), qui a soutiré la victoire à l’Allemand André Greipel (Lotto Soudal) par des poussières. Il s’agit de sa 28e victoire d’étape à la Grande Boucle, ce qui le met sur un pied d’égalité avec le Français Bernard Hinault au deuxième rang de l’histoire.

Coquard s’est quant à lui débattu avec fougue et n’a pas volé son podium, terminant devant le Slovaque Peter Sagan (Tinkoff), qui conserve le maillot jaune de meneur.

« Nous sommes satisfaits, certes, mais nous visons toujours la victoire, a précisé Antoine Duchesne. Bryan a réussi à quand même bien s’en tirer. Il a suivi les bonnes vagues. Il a réussi à faire son sprint à 100 %, mais il était un petit peu loin au dernier virage, à 300 mètres. C’est peut-être ça qui a manqué pour aller chercher la victoire. »

Pas moins de 135 coureurs ont été crédités du même temps que le vainqueur, un chrono de 5 h 59 min 54 s, dont Duchesne, qui a conclu au 126e rang. Ce dernier n’a cependant pas été en mesure de bien se placer pour faire son travail.

« Je suis quand même très déçu. Je n’ai jamais réussi à reprendre l’avant. J’ai toujours été un peu bloqué. J’ai réussi à rejoindre (mes coéquipiers) à leur hauteur, mais du mauvais côté du peloton. Je n’ai pas été capable de me regrouper et de faire mon effort dans les quatre ou cinq derniers kilomètres », a admis l’athlète originaire de Chicoutimi.

« Je sais que ce n’est pas une question de niveau, a-t-il poursuivi. J’avais vraiment de bonnes sensations, de bonnes jambes aujourd’hui. Il faut juste que j’apprenne à peut-être mieux gérer les placements. Nous avons commencé à nous placer à 30 kilomètres de l’arrivée et il était déjà trop tard. »

L’échappée du jour a été le fruit du Français Armindo Fonseca (Fortuneo - Vital Concept), très rapidement en fuite. Son compatriote Thomas Voeckler (Direct Énergie) l’a rejoint au 140e kilomètre, mais le peloton a avalé les fuyards avec 8 kilomètres à faire.

« Ç’a été une longue journée, assez tranquille. Thomas en a eu un peu marre en milieu de course et est allé rejoindre le coureur à l’avant », a confié Duchesne.

Une sortie de 237,5 kilomètres entre Saumur et Limoges est au programme de la quatrième étape, mardi.

Statu quo en Italie

Lundi toujours, Karol-Ann Canuel a aidé ses coéquipières de Boels Dolmans, les Américaines Evelyn Stevens et Megan Guarnier, à conserver leurs acquis au classement général au terme de la troisième étape du Tour d’Italie.

« C’était une journée pour les sprinteuses, mais nous avons été chercher quelques secondes aux sprints intermédiaires. Nous voulions juste protéger Evie et Megan », a précisé la cycliste originaire d’Amos.

Maillot rose, Stevens a ainsi gagné 1 seconde d’avance sur la Polonaise Katarzyna Niewiadoma (Rabo Liv), maintenant à 3 secondes. Troisième, Guarnier est passée de 18 à 16 secondes de retard.

Quant à Canuel, elle a pris le 55e rang de la course de 114 kilomètres entre Montagnana et Lendinara, enlevée par l’Australienne Chloe Hosking (Wiggle High5) en un temps de 2 h 50 min 14 s, un chrono accolé à 112 compétitrices.

La Montréalaise Lex Albrecht (BePink) a pour sa part fini 123e en recul de 1 minute et 4 secondes.

Au général, Canuel pointe au 40e échelon, en retard de 4 minutes et 54 secondes, tandis qu’Albrecht est 69e, à 8 minutes et 37 secondes.

Mardi, la quatrième étape se déroulera entre Costa Volpino et Lovere sur 98,55 kilomètres.

Rédaction : Sportcom

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