L’impressionnant train d’Antoine Duchesne et Direct Énergie

Antoine Duchesne et ses équipiers de Direct Énergie ont amené Bryan Coquard de façon quasi parfaite vers la ligne d’arrivée de la sixième étape du Tour de France jeudi, mais leur sprinteur a été piégé dans les derniers mètres et c’est le Britannique Mark Cavendish (Dimension Data) qui l’a emporté, un troisième triomphe pour lui depuis le début de la compétition.

« C’est ça qui est un peu triste, nous avons fait une job parfaite. Tout le monde a vraiment réussi à jouer son rôle à merveille », a estimé Antoine Duchesne en entrevue à Sportcom.

Cavendish a respectivement devancé l’Allemand Marcel Kittel (Etixx - Quick-Step) et son compatriote Daniel Mclay (Fortuneo - Vital Concept) pour savourer un 29e succès en carrière à la Grande Boucle. Il est maintenant seul au deuxième rang de l’histoire devant le Français Bernard Hinault.

Maintenant à cinq victoires d’étape d’égaler le record du Belge Eddy Merckx, le Britannique a aussi soutiré le maillot vert au Slovaque Peter Sagan (Tinkoff) au terme de la course de 190,5 kilomètres entre Arpajon-sur-Cère et Montauban.

Les 198 coureurs au départ du tour sont restés en lice jeudi et 15 d’entre eux ont été crédités du même temps que le vainqueur, un chrono de 4 h 43 min 48 s, dont Bryan Coquard qui a terminé neuvième.

Gagnant du sprint intermédiaire à Montbazens, le Français a vu ses partenaires de Direct Énergie exécuter un train des grands jours, mais la chance n’était pas de son côté. « Il s’est fait emboîter dans un des derniers virages et il a perdu la roue d’Adrien (Petit), qui ne l’a pas vu », a expliqué Antoine Duchesne, 193e à 3 minutes et 12 secondes.

Au classement général, le Belge Greg Van Avermaet (BMC), 28e jeudi, à 4 secondes de Cavendish, reste en tête. Suivent le Français Julian Alaphilippe (Etixx - Quick-Step), à 5 minutes et 11 secondes, et l’Espagnol Alejandro Valverde (Movistar), à 5 minutes et 13 secondes.

Un travail impressionnant

Le plan de match du cycliste de Chicoutimi et de ses acolytes a été suivi parfaitement, notamment avec Thomas Voeckler et Fabrice Jeandesboz devant le peloton pendant une trentaine de kilomètres. « Ça nous permet de pouvoir être bien en place, les derniers gars, pour amener le sprint. Ça enlève du stress à Bryan et ça montre nos ambitions. »

Duchesne tenait à rester positif malgré la déception. « De plus en plus en plus, nous réussissons à prendre notre place et à nous faire respecter dans le peloton. Nous sommes un jeune train vis-à-vis ceux de Cavendish, Lotto et compagnie, mais je pense que nous n’avons rien à leur envier. Nous montrons, surtout sur ce tour, que nous sommes au plus haut niveau. Tous les meilleurs sprinteurs au monde sont là et nous sommes en tête à cinq kilomètres, jusqu’à la fin. »

« Nous sommes probablement la plus petite équipe avec le plus petit budget du peloton et nous sommes à l’avant. Nous sommes capables d’assumer la course. Nous croyons en Bryan. C’est le fun. »

« Le résultat au bout du compte n’est pas là, mais ça montre que nous avons notre place, de l’ambition et de la force pour tenir un peloton comme celui du Tour de France. Nous la voulons cette victoire-là et je suis sûr que nous allons l’avoir », a conclu le Québécois.

Vendredi, une sortie de 162,5 kilomètres entre L'Isle-Jourdain et Lac de Payolle est au programme, avec l’ascension du col d’Aspin (première catégorie) comme dessert.

Rédaction : Sportcom

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