La prière de Coquard n’a pas suffi, Kittel l’emporte

Des millimètres, c’est ce qui a séparé l’équipe Direct Énergie d’Antoine Duchesne d’une première victoire d’étape au Tour de France mardi, alors que Bryan Coquard s’est lancé dans une autre démonstration de force dans les derniers mètres de la course, cependant remportée par l’Allemand Marcel Kittel (Etixx - Quick-Step) devant le Français.

Troisième de la troisième étape lundi après un sprint impressionnant, Coquard paraissait à nouveau désavantagé par son positionnement tout juste avant l’arrivée de la plus longue étape du Tour, une sortie de 237,5 kilomètres entre Saumur et Limoges. Le Coq est toutefois remonté vers la tête en prenant la roue du Slovaque Peter Sagan (Tinkoff) avant de se retrouver au coude-à-coude avec Kittel. Malgré sa prière pendant l’attente, le sprinteur de Direct Énergie a vu la photo-finish confirmer le triomphe de l’Allemand.

« Nous sommes tous un peu déçus. Tout le monde a bien fait son travail. Passer proche comme ça, c’est toujours un peu crève-cœur », a affirmé Antoine Duchesne, 105e dans le même temps (5 h 28 min 30 s) que le vainqueur. « Nous étions bien placés tout le long. La seule chose qui n’a pas tourné comme nous voulions, c’est qu’Adrien (Petit) a déraillé deux fois ce qui a fait qu’il n’a pas pu vraiment lancer Bryan. »

Le cycliste originaire de Chicoutimi ne cachait pas que la situation était quelque peu frustrante. « (Bryan) a encore montré qu’il est un des meilleurs sprinteurs au monde. C’est un peu décevant parce que nous savons que nous sommes capables de l’avoir cette victoire. Nous passons proche chaque jour. »

L’athlète de 24 ans remettait toutefois les choses en perspective. « Les gros trains ont environ 10 ans d’expérience, alors que nous, nous avons tous 25 ans. Ça fait un an que nous travaillons vraiment ensemble. C’est la première année que nous mettons un train autour de Bryan. C’est sûr que nous faisons des erreurs et que ce n’est pas parfait, mais nous montrons que nous avons la force et que nous sommes capables d’être là. »

« De plus en plus, nous nous faisons respecter dans le peloton, nous réussissons à prendre notre place », a précisé Duchesne.

Quant à Sagan, il a fini troisième, accentuant du coup son avance au classement général. Il devance maintenant de 12 secondes le Français Julian Alaphilippe (Etixx - Quick-Step) et de 14 secondes l’Espagnol Alejandro Valverde (Movistar).

Mercredi, les 198 coureurs de la Grande Boucle se frotteront à la montagne pour la première fois. Ils quitteront Limoges pour une épreuve de 216 kilomètres vers la station de sports d'hiver Le Lioran, qui leur fera gravir six cols.

Evelyn Stevens toujours en rose

Journée sans histoire par ailleurs à la quatrième étape du Tour d’Italie, l’Américaine Evelyn Stevens, coéquipière de Karol-Ann Canuel chez Boels Dolmans, conservant la tête au terme d’un sprint massif qui a regroupé 74 compétitrices.

Stevens, 47e, reste avec une avance de 3 secondes sur la Polonaise Katarzyna Niewiadoma (Rabo Liv). Toujours troisième, sa compatriote et partenaire Megan Guarnier se retrouve à 13 secondes après avoir gagné le sprint intermédiaire.

L’Australienne Tiffany Cromwell (Canyon SRAM) a été la plus rapide mardi, roulant les 98,55 kilomètres de l’épreuve disputée entre Costa Volpino et Lovere en un temps de 2 h 02 min 24 s.

La Montréalaise Lex Albrecht (BePink) et Canuel, originaire d’Amos, ont pour leur part pris, dans l’ordre, les 40e et 43e places.

Canuel reste au 40e rang au classement général, à 4 minutes et 54 secondes, alors qu’Albrecht monte au 69e échelon, toujours en recul de 8 minutes et 37 secondes.

La cinquième étape mercredi se déroulera entre Grosio et Tirano sur 77,5 kilomètres, avec la costaude ascension du Col du Mortirolo.

Rédaction : Sportcom

 

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