Un doublé signé Simon Gerrans

Hugo Houle et Bruno Langlois montent au front

Montréal, 14 septembre 2014 (Sportcom) – Les cyclistes de la formation Orica-GreenEdge ont démontré leur supériorité en fin d’épreuve pour parfaitement orchestrer la deuxième victoire consécutive de leur porte-couleurs Simon Gerrans en sol québécois, dimanche, au Grand prix de Montréal. L’Australien succède au Slovaque Peter Sagan, vainqueur de l’édition 2013.

Hugo Houle, de Sainte-Perpétue, a mis l’épaule à la roue pour soutenir son coéquipier chez AG2R-La Mondiale, Romain Bardet, qui termine au cinquième rang de cette épreuve de 206 kilomètres. Le Québécois a terminé 67e (à 4 minutes 33 secondes), alors que l’autre représentant de la Belle Proivince à avoir rallié l’arrivée, Bruno Langlois (Équipe canadienne), a pris le 97e rang (à 8 min 21 s).

Comme ce fut le cas vendredi à Québec, Antoine Duchesne (Europcar) a abandonné. Pierrick Naud (Équipe canadienne) a lui aussi posé pied.

Gagnant à Montréal en 2011, le Portugais et champion du monde en titre Rui Costa (Lampre-Merida) a terminé deuxième, tandis que le Français Tony Gallopin (Lotto-Belisol) a pris le troisième rang, lui aussi dans le même temps que le vainqueur.

Michael Woods (Équipe canadienne), d’Ottawa, a été le meilleur Canadien de l’épreuve en concluant la course en 26e place, accusant un retard de 7 secondes sur Gerrans.

Le sentiment du devoir accompli pour Houle et Langlois

« Romain (Bardet) qui termine en cinquième place, c’est bien ! » a lancé Houle après avoir félicité son coéquipier français, sixième au dernier Tour de France. « De mon côté, j’ai vu que j’étais un peu limite à deux tours de la fin. J’ai souffert et je savais que je n’avais pas les jambes pour passer la bosse dans le dernier tour, alors j’ai fait le maximum pour mes gars. »

Celui qui est encore sous contrat avec AG2R-La Mondiale pour 2015 s’est dit satisfait de son week-end de compétition et il croit qu’il pourra encore faire mieux au cours des années à venir.

« Je suis content de voir que ma forme progresse. Je suis dans la game et d’ici quelques années, je pourrai être dans le groupe de tête », a conclu celui qui sera de retour en Europe afin de prendre part à quatre épreuves au mois d’octobre.

Langlois était lui aussi content du boulot accompli. « J’avais de meilleures sensations qu’à Québec et c’est la première fois que je termine la course de Montréal. Une fois que Ryan (Roth) était dans l’échappée, mon travail était d’aider Mike Woods et Ryan Anderson avant la montée. À deux tours de la fin, ça s’est mis à attaquer et j’ai ramené Mike. C’est après que j’ai sauté. J’ai fait mon travail, alors je suis content! Je n’ai pas de regret. »

Antoine Duchesne : un abandon prévisible

Toujours ennuyé par une tendinite au genou droit, Antoine Duchesne se doutait bien qu’il ne rejoindrait pas l’arrivée sur ce parcours qui avait un dénivelé qui comptait 1500 mètres de plus que celui de la Vieille Capitale. Malgré cela, sa déception était tout de même grande. Avant de répondre aux questions des journalistes, l’athlète de 23 ans a bu sa bouteille d’eau d’un trait. Pas seulement pour se réhydrater, mais aussi pour se donner un peu plus de temps afin de mieux digérer sa déception à ce qui était sa dernière course de la saison.

« Ce qui me déçoit le plus, c’est que j’avais de bonnes jambes lorsque nous avons chassé l’échappée. J’ai replacé Cyril (Gautier) au pied de la bosse et ensuite j’ai arrêté. C’est triste de terminer comme ça. J’aurais préféré finir ma saison sur une meilleure note », déclaré l’athlète de Québec après avoir reçu l’accolade de l’organisateur de l’épreuve Serge Arsenault, qui l’a chaleureusement remercié de ses efforts malgré sa blessure.

Le film de la course

Tel qu’attendu, une échappée au long cours s’est formée en tout début d’épreuve. Un groupe de trois coureurs formé d’Arnold Jeannesson (FDJ.fr), Jan Polanc (Lampre-Merida) et Louis Vervaeke (Lotto Belisol) a pris la fuite au sommet du mont Royal pour ensuite être rapidement rejoint par l’Ontarien Ryan Roth (Équipe canadienne).

Les Movistar ont pris les choses en main au sixième tour. Leur accélération a créé une échappée de 25 coureurs qui a toutefois été rattrapée quelques minutes plus tard. Cela aura tout de même marqué le timide réveil du peloton qui a fait passer l’avance des quatre échappés sous la barre des 10 minutes.

Polanc, seul survivant, a réussi à demeurer en tête jusqu’à un kilomètre du sommet de la dernière ascension du mont Royal, là où il avait déposé Vervaeke un tour plus tôt. Les attaques ont immédiatement fusé et un groupe d’une dizaine de coureurs a pris la fuite. Désorganisé, le groupe a été rejoint sur le Chemin de la Côte Sainte-Catherine et c’est alors que les Orica-GreenEdge ont mis leur train en marche.

Profitant du travail de cinq coéquipiers, Simon Gerrans s’est calé dans son fauteuil pour patiemment attendre les 500 derniers mètres avant l’arrivée. Le plan étant respecté à la lettre, le champion australien s’est facilement distancé pour remporter sa deuxième victoire en trois jours.

« Mes coéquipiers m’ont bien soutenu pendant toute la course et ils se sont sacrifiés pour moi jusqu’à la fin. Je suis super content d’obtenir une autre victoire, surtout pour l’équipe. Nous avons démontré à quel point nous étions forts. Oui, ces courses me convenaient bien! » a conclu celui qui fera maintenant figure de favori aux Championnats du monde de Ponferrada, en Espagne, qui s’amorceront la semaine prochaine.

- 30 -

Rédaction: Mathieu Laberge
 
Des extraits sonores sont disponibles sur demande.
Information : 514-990-0966 ou 1-866-990-0966
www.sportcom.qc.ca 
 

Cliquez ici pour consulter nos archives.